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LE FIGARO MAGAZINE - AMAZONIE AUTHENTIQUE
Au départ de Santarém, au confluent du fleuve-mer et de l'indolent Tapajós, l'"Amazon Dream" lève l'ancre pour une croisière inédite à la découverte de l'autre visage de l'"enfer vert"...

Les étoiles apparaissent, révélant l'une après l'autre la carte du ciel équatorial Les eaux du Tapajôs sont, pour l'heure, d'un noir d'encre et nous flottons sur elles, comme suspendus entre deux mondes secrets. Lovés sur les banquettes du pont supéneur, nous savourons l'instant en silence, les sens en éveil, rompus à une autre façon d'appréhender l'Amazonie forgée en l'espace de quèlques jours et d'une incroyable succession d'émotions contradictoires.

II y eut d'abord la réalite d'une ville amazonienne. Belém, Manaus ? Ni l'une ni l'autre Les promoteurs de notre « rêve amazonien » - des Français, ceux-là même qui, chaque été, font pousser les dédales de buis et de maîs des Labyrinthus - ont fait l'audacieux pan d'élire leur port d'attache à mi-chemin entre ces deux icônes du tourisme amazonien, à Santarem, troisième ville de l'Etat du Para. A peine 300 OOO âmes. Quelques belles façades décrépites aux garde-corps rouillés, une église blanc et bleu, une place ombragée où trône un kiosque à musique. Un joli musée, rarement visité. Un seul grand hôtel, vestige des folles espérances qu'avait fait naître la fièvre de l'or avant de tomber. Et ce vent chaud qui balaie sans relâche une mosaique de baraques colorées et bancales Et ce ballet incessant d'urubus dans le ciel, remplacé le soir venu par celui des chauves-souris qui se régalent autour des lampadaires de grands papillons bleus. Et ces visages résignés que l'on croise partout ! C'est que Santarém attend toujours de son grand port une prospérité qui se fait désirer. Le soja ? Un rêve de dollars et de yens, vendu à la région à grand renfort de promesses intenables Reste le bois. Son exploitation représente 70 % de l'économie locale. Jean-Pierre Schwarz, notre guide, figure de la forêt amazonienne (bien que né genevois ! ) nous a emmenés sur le port où s'amoncellent les troncs de bois d'ipé, de maçaranduba et autres essences tropicales qui attendent sur d'immenses barges...

Refermant le chapitre des maux de la forêt sur une liste effrayante et une pointe d'optimisme (l'Etat du Para a créé sept réserves naturelles protégeant 150 OOO kilometres carrés de forêt), nous avons suivi Jean-Pierre sur le marché flottant dont les étals débordent de poissons étranges tels l'acari aux allures préhistoriques, le surubim (poisson-chat), les succulents pacu et tucunaré, ou encore le pirarucu, géant du fleuve qui peut atteindre 2 mètres et peser jusqu'à 100 kilos. De l'autre côté de la rue, s'installent les producteurs cabocles arrivés par la route avec leurs cargaisons d'ananas, de farine de manioc, de cajus et de noix du Brésil. Cabocles ? Ce sont les métis d'Indiens et de colons blancs, caractère ethnique prédominant de la fresque amazonienne De leurs racines indigènes ils conservent une préférence pour les remèdes naturels que l'on trouve ici en quantité : herbes curatives, poudre de guarana, huiles bienfaisantes à base de piquia ou de cumaru. Des hauteurs de Santarém, plus encore qu'a Manaus, le spectacle de la rencontre des eaux limoneuses et jaunâtres de l'Amazone avec celles d'un étonnant bleu-vert du Tapajos est tout simplement hallucinant. « Avant le delta, c'est ici que l'Amazone dévoile le mieux ses dimensions colossales » : 45 kilomètres d'une rive à l'autre, qu'on a peine à entrevoir. Formidable Amazone...

Le soir même, nous voguions sur le « grand serpent mère des hommes » à la découverte de ses différents biotopes, rapidement escortés par les dauphins roses (les fameux botos auxquels la légende indienne attribue les grossesses inexpliquées ! ). Sur les plaines alluviales (varzéas), les troupeaux de buffles se gavent d'herbe riche en sels minéraux. Des maisons sur pilotis parsèment les rives d'où se détache parfois le clocher d'une église ou la façade d'une petite école de campagne ravitaillée en élèves par des bateaux-taxis. Sur les bras de rivière les plus étroits (igarapés), la forêt se fait plus présente. Un toucan plane au-dessus de la canopée, un vol de hérons annonce le crépuscule. La nuit tombée, nous irons débusquer les jacarés (caïmans) à la lampe torche. A Monte Alegre, 95 OOO habitants, nous attendra une fête paroissiale avec son bingo et ses manèges en tôle d'un autre âge. Ce sera aussi le point de départ d'une excursion passionnante vers la Serra da Lua, petite chaîne montagneuse constellée de peintures rupestres et de grottes, où Anna Roosevelt (l'arrière-petite-fille du Président), paléoécologue de l'université de l'Illinois à Chicago, datera la présence de l'homme à plus de 11 millions d'années '

Bientôt, nous quitterons l'Amazone pour rejoindre le Tapajôs, remerciant le ciel de l'avoir doté d'une telle acidité que les moustiques ne peuvent s'y développer... Avec le Tocantins et le Xingu, c'est un des rares affluents d'eau claire parmi le millier que compte l'Amazone. « On s'y baigne, avait annoncé Jean-Pierre, et l'on en ressort la peau plus douce que celle d'un bébé. » Et l'on comprend pourquoi chaque weekend les gens de Santarém s'entassent dans des bus pour profiter de ces longues plages immaculées que découvre à la saison sèche la décrue des eaux. Le jour suivant nous permettra enfin de mettre des images sur nos rêves d'Amazonie, au coeur de la Forêt nationale de Tapajôs, LA grande forêt, avec ses enchevêtrements de lianes et ses fromagers gigantesques.

Sur le pont supérieur, les lucioles dessinent des arabesques lumineuses. Jean-Pierre rompt tout à coup le silence. « Les voila qui s'approchent », dit-il, pointant l'index vers de frêles halos vacillant au loin. Pour notre dernière nuit à bord, une surprise nous attend. Grâce à ses contacts privilégiés avec les Indiens, Jean-Pierre a pu organiser une rencontre avec les descendants des Mundurukus (les réducteurs de tête ! ), Indiens de la résistance. Auréolés de couronnes végétales (les parures en plumes d'aras sont pour les musées), ils nous emmènent en pirogues jusqu'à terre. L'émotion est palpable et le silence d'or. Tendre l'oreille... Les hurlements des singes se sont tus et de nouvelles rumeurs montent de la forêt, défiant notre imagination. Ce sont d'abord des bruissements furtifs, puis quelques notes éparses qui peu à peu s'accordent pour composer un opéra tropical, rythmé par les coassements des crapauds et les chants lancinants des cigales et des grillons. Sur une esplanade aménagée devant le village (nous n'y pénétrerons pas), un grand feu et des bancs sur lesquels nous prenons place. Un chant d'une douceur infinie s'élève dans la nuit, la magie opère...
(PDF 2007/11/24 Figaro Magazine...) Texte Bénédicte Menu - Photos Stanislas Fautré


L'EXPRESS - LE NORDESTE BRESILIEN par Marion VIGNAL

Entre désert et dunes, plages sauvages et lieux d'Histoire, la côte nord du Brésil s'offre, sur parfum d'aventure, aux amoureux des terres vierges Un ruban infini de sable blanc. Dans un angle de 180 degrés, rien. Si ce n'est deux cochons noirs errant sur la plage, quelques cabanes de pêcheur, une rangée de palmiers décoiffés par le vent. Et, pour seule musique, le ressac de l'océan Atlantique. Telle est la pureté originelle de la côte nord-est du Brésil. Sur des centaines de kilomètres, de Fortaleza à São Luis, le pays-continent dévoile sa beauté la plus innocente. La plus modeste aussi. Car, parmi les neuf Etats du Nordeste - où le Brésil prit historiquement ses racines - ceux du Ceara, du Piaui et du Maranhão sont au nombre des plus démunis. Reste que le gouvernement de Lula entend désormais tirer profit des richesses naturelles de cette région. Et, grâce au tourisme florissant, stimuler son économie atone. A terme, l'objectif serait même de faire de la zone située entre le village balnéaire de Jericoacoara et le parc national des Lençois Maranhenses - soit près de 600 kilomètres de côte quasi vierge - la première destination touristique du pays.    Depuis le début des années 2000, les visiteurs sont de plus en plus nombreux à goûter, loin des foules des plages de l'est, au parfum de l'aventure. Sur les dunes du Ceara, les expéditions en 4 X 4 ou en buggys (voitures tout-terrain à carrosserie ouverte) affichent complet. Les étrangers (Italiens, surtout) investissent à tour de bras dans les terrains de la côte, multipliant le nombre de pousadas et d'hôtels-resorts. Les autorités fédérales améliorent les routes, de nouvelles liaisons aériennes se développent. D'ici à octobre, l'aéroport de Parnaiba, la capitale du Piaui, devrait lui aussi accueillir des vols internationaux. Résultat? Des zones enclavées, riches de merveilles insoupçonnées, tendent enfin leurs bras aux amoureux des grands espaces. Première étape: quitter le port de Fortaleza pour prendre place à bord d'un 4 X 4 ou d'un buggy, foncer vers l'ouest en direction de l'équateur, des grandes marées et des plus beaux couchers du soleil.
Cap sur Jericoacoara. Le deuxième nom du paradis pour tous les Brésiliens branchés. S'y rendre constitue déjà un exploit. La route principale s'arrête 30 kilomètres avant, à Jijoca. Il n'existe donc que deux façons d'atteindre l'endroit: les dunes ou la plage. Jericoacoara - littéralement, «le caïman couché sous le soleil» - sert aussi de nom au parc national de 8 416 hectares. Un désert de sable et de lagons, peuplé d'ânes et de moutons, dont l'oasis se nomme Jeri. Village tropical au bord d'une plage classée parmi les plus belles du monde, 1 800 âmes, trois rues - celle de la boulangerie, celle de la plage et celle du forro (une musique et une danse en couple typique du Nordeste) - plus une centaine de pousadas. Elles n'étaient qu'une dizaine il y a quinze ans, à l'heure où l'endroit n'était encore connu que d'une poignée d'initiés et où les habitants s'éclairaient aux lumières à gaz. Depuis 1999, Jeri possède l'électricité, mais il est toujours de rigueur de lézarder, pieds nus, dans ses ruelles ensablées, qui, toutes, convergent en un même point: la grande dune, face à l'océan. En un rituel immuable, le village s'y donne rendez-vous, chaque soir, à l'heure du coucher du soleil. Le prétexte à tous les jeux: course, surf, ski bunda («luge») ou saltos, spécialité d'Amarildu, 34 ans, une star locale surnommée… «das Dunas». Un peu plus loin se joue la capoeira, autant une attraction pour touristes qu'une religion pour ceux qui la pratiquent dans le respect de l'autre et de la nature. Volontiers rebelle ici.
Entre lagons et dunes, un paradis pour l'écotourisme
A quelques kilomètres, plantée derrière le comptoir de sa petite cahute sur le sable, Delmira, 47 ans et les lèvres fardées de rouge, est intarissable sur l'histoire mystérieuse de Tatajuba, son village englouti par les dunes mouvantes. «En l'espace de quinze ans, tout a disparu. Les habitants se réveillaient tous les matins avec du sable devant leur porte, qu'ils devaient enlever à la pelle. L'église a été la dernière à disparaître, en 1982», explique-t-elle en montrant du doigt une photo du site jaunie par le temps. Depuis, Nova Tatajuba a été édifié quelques dunes plus loin et son peuple de pêcheurs coule de nouveau des jours paisibles. Grâce au passage des buggys, le port de Camocim, à 30 kilomètres de Jericoacoara, le long du Rio Coreau, retrouve aussi peu à peu ses couleurs. Dans les années 1970, il fut le premier port du Nordeste, avant d'être évincé par Fortaleza. En quarante ans, le nombre de ses habitants a chuté de 160 000 à 60 000 personnes. Mais le succès des expéditions en 4 X 4 à partir de Jeri pourrait faire de Camocim une étape touristique de plus sur la côte. «Entre les multiples lagons d'eau douce et les dunes vierges, la région entière est un paradis pour l'écotourisme», insiste Ugo Covin, directeur de Boa Vista, un resort de 123 chambres qui devrait bientôt doubler sa capacité.
Le véritable sanctuaire écologique se trouve de l'autre côté du delta de Parnaiba, dans l'Etat voisin du Maranhão: au parc national des Lençois Maranhenses. En portugais, lençois signifie «draps». Jolie métaphore pour désigner le mouvement voluptueux de ces dunes: 115 000 hectares de blancheur virginale, surnommée «le Sahara brésilien». A la différence près qu'il pleut, dans ce désert, 300 fois plus qu'en Afrique! Résultat: entre mai et septembre, les lagons, gorgés d'eau de pluie, se transforment en des centaines de piscines miraculeuses. «Le plus grand fait au moins la taille de six ou sept terrains de foot», estime le guide Maceo, du haut de ses 16 ans. Difficile d'en être certain, car 80% de ce territoire reste encore à explorer. La plupart des excursions s'effectuent à la lisière des «Petits Lençois», le long des 280 kilomètres du nonchalant Rio Preguiças, de ses impressionnantes forêts de mangroves et de ses petits villages en chapelet. A Vassouras, on observe les singes, les caburé (oiseaux du désert) et les guaras, ces échassiers devenus rouges à force de se nourrir de crabes. A Mandacaru, on écoute les enfants récitant l'histoire de leur village à la façon d'une comptine. A Caburé, coincé sur un banc de sable entre le fleuve et l'océan, on oublie tout simplement le monde. São Luis, africaine, portugaise et... française

Il y a encore deux ans, il fallait compter de dix à douze heures de route pour rejoindre, à partir de Barreirinhas - le point de départ des expéditions dans les Lençois - la capitale, São Luis du Maranhão. Deux heures et demie suffisent aujourd'hui pour gagner cette ville solaire. A la fois portugaise par son architecture, africaine par sa population et… française de naissance. A cause d'un certain Daniel de la Touche, qui, parti en 1612 de Cancale avec l'espoir de fonder la France équinoxiale, baptisa la cité «Saint-Louis du Maranhão», en hommage à Louis XIII. De la France, il ne reste plus que ce nom, latinisé. Du Portugal demeurent en revanche près de 3 500 sobrados, ces grandes maisons recouvertes d'authentiques azulejos, classées depuis 1997 au Patrimoine de l'humanité. «São Luis possède le bâti architectural le plus riche d'Amérique latine», rappelle Sergio, l'un des guides de la cité. Reste que cette dernière mériterait un sérieux coup de peinture. Malgré les quelques efforts de restauration, comme le Projeto Reviver, dans le quartier des anciens docks de Praia Grande, le centre historique arbore des centaines de façades délabrées et de maisons coloniales dévorées par des plantes sauvages. Un théâtre de désolation si l'usure du temps n'avait pas donné à l'ensemble cette inimitable beauté fanée des vieilles cités en ruine. La nuit, les sons langoureux du reggae s'insinuent dans les ruelles de cette belle indolente, surnommée «la Jamaïque du Brésil». La capoeira s'y joue version angola, avec lenteur et spiritualité. A l'image de toute la ville, remplie de lieux de culte, d'églises baroques, de chapelles manuélines et de boutiques de candomblé, cette religion afro-brésilienne héritée des premiers esclaves. Pour capter l'âme de São Luis, rien ne vaut le mois de juin, quand la ville s'embrase pour célébrer le bumba meu boi, un rituel païen inclassable mêlant les références catholiques, la danse et la musique africaines ainsi que le chamanisme indien. Nul part mieux que dans cette ambiance de liesse, on n'entendra battre, au rythme trépidant des tambours, le cœur des Brésiliens.

LE FIGARO MAGAZINE  - Buggy Woogie dans le Nordeste
De Fortaleza à Sâo Luis, plus de l 000 kilomètres de littoral à sillonner cheveux au vent au volant d'un buggy. Au cœur de cette aventure, le Lençôis Maranhenses, un désert de dunes constellé de lacs bleutés. Un cadeau du ciel !

Le soleil équatonal entame sa |ournée avec douceur. Encore pâle dans la lumière naissante, la plage retrouve peu à peu sa blondeur caramel Bientôt, les voiles entravées des Jangadas alignées sur le sable se déploieront au vent, saupoudrant l'Atlantique Sud de triangles colorés et dc rêves dc pécheurs Dcs capoeiristes improvisent une roda dans la tiédeur matinale. Ballet fluide et silencieux de silhouettes, qui remplace celui, plus chaloupe, des nuits nordestines quand les couples s'enflamment au rythme du fono. Sanfonas et rebecas, timbres typiques de cette musique populaire, se sont tus. Les palmiers ondulent sous une brise légère, Jericoacoara s'éveille...
D'abord refuge confidentiel d'artistes et âmes bohèmes des seventies, ce village de pêcheurs isolé figure désormais dans les brochures des voyagistes aux côtés de Salvador de Bahia, Recife et Olinda, icônes du Nordeste Depuis quèlques annees, pousadas, restaurants et boutiques de souvenirs abondent à « Jen », qui doit de ne pas avoir perdu son âme à l'écrin velouté de ses dunes Piscines naturelles, falaises abruptes et roches sculptées complètent le tableau de cet éden protege par le gouvernement féderal. De belles marines, le littoral nordestin n'en est pas avare Au départ de Fortaleza, celles de Cumbuco, Paracuru et Heixeiras comptent parmi les spots en vue des kite-surfeurs Nous les avons découverts les jours précédents, en même temps que nos premiers enlisements, notre première descente de dune à 45° et nos premiers rides sur des plages désertes et sans fin, rasant les vagues dans de sculpturales gerbes d'eau. Sensation de liberte, cheveux au vent... Une expérience totalement dépaysante entrecoupée de baignades dans une eau toujours à 28 °C.

Raser les vagues dans de sculpturales gerbes d'eau !
La clé tourne et le moteur du buggy se met à vrombir. Imaginée en Californie dans les années 60 à partir du châssis de la célèbre Coccinelle Volkswagen, la petite bestiole tout-terrain est devenue la coqueluche du Bresil populaire. De cette passion, certains buggueiros (pilotes de buggy) ont fait leur gagne-pain en proposant des balades aux touristes. Aujourd'hui, de véritables raids d'une dizaine de jours relient Fortaleza, capitale de l'Etat du Ceara, à Natal, dans l'Ltat du Rio Grande do Norte. Quant a nous, nous continuons notre chemin vers l'ouest jusqu'aux portes du delta des Amériques Un itinéraire « plage », au rythme des marées et des réveils matinaux. Maîs personne ne s'en plaint. Au programme aujourd'hui, traversée d'un bras de mer en bac, haies par des pêcheurs qui trouvent dans cette activité de passeur quèlques subsides bienvenus, puis promenade sur le marché de Camocim où les étals rappellent que le Bresil, terre fertile, est un des premiers producteurs agroalimentaires de la planète (Minut Maid lui doit ses oranges ! ) et une véritable puissance industrielle Pourtant, 100 millions de pauvres y survivent, dont la moitié dans un dénuement total, avec moins de 32 euros par mois.

LE NORDESTE EN CHIFFRES
9 Etats (de Bahia à l'est au Maranhâo à l'ouest)
18 % du territoire brésilien.
47 millions d'habitants (soit plus d'un quart de la population totale),
3 500 kilomètres de côtes.

«Le Brésil n'est pas un pays sous-développé, mais un pays injuste», disait Fernando Henrique Cardoso, l'ancien président. Dans les rues, les murs affichent toujours le numéro 13, chiffre du candidat Lula aux dernières présidentielles... Nous mettons le cap sur Parnaíba et la Casa Inglesa, maison patrimoniale classée où nous passerons la nuit dans le souvenir d'une époque prospère, marquée par l'exploitation du carnauba, ce haut palmier dont la cire - toujours utilisée dans les puces électroniques, l'enrobage de bonbons et les cosmétiques - servait à la fabrication de nos disques vinyle avant d'être remplacée par du synthétique. De Parnaíba, une vedette à moteur nous emmène explorer le troisième plus grand delta de la planète. Cherchant une cargaison d'or perdue, le navigateur portugais Nicolau de Resende découvrit en 1571 ce labyrinthe de 270 000 hectares dessiné par cinq bras de fleuve étalés comme une main gigantesque. Parsemé d'îles et d'îlots (plus de 80) et couvert de mangrove où s'enchevêtrent les quatre espèces de palétuviers connues, un univers secret qui abrite éperviers, cormorans, martins-pêcheurs et le rare héron bleu, mais aussi des iguanes, des crabes, des caïmans, représentants d'une des plus grandes biodiversités du pays. En fin d'après-midi, nous nous postons aux abords de l'Ilha do Caju, où les ibis rouges, ces guaras grégaires et farouches, ont leur sanctuaire. Plus un bruit. Ils arrivent en escadrons serrés. Flamboyants dans les derniers rayons du soleil, ils planent gracieusement au-dessus de la canopée avant de se poser. Un spectacle magnifique ! Le lendemain, changement de décor. A Vassouras, nous enfourchons nos nouveaux jouets, des quads, avec lesquels d'autres rodéos mécaniques nous attendent sur les plages que se partagent urubus, cochons sauvages et pêcheurs, puis dans les dunes des Pequenhos Lençóis. La balade offre un aperçu de ce qui nous attend dans le Parc national des Lençóis Maranhenses. Sur 70 kilomètres le long du littoral et jusqu'à 50 kilomètres vers l'intérieur des terres, se déploie cette miniature saharienne aux perspectives infinies constellées de trouées bleues ou vertes comme des émeraudes. Un désert mouillé ! Au creux des dunes qui culminent jusqu'à 40 mètres, des lacs d'eau douce se forment en effet à la saison des pluies, créant un étonnant écosystème de sable et d'eau où la vie trouve toujours son chemin. Pause baignade dans une des plus grandes lagunes, la lagoa da Gaivota, sa dune immense telle un amphithéâtre autour de nous. Dans l'eau, de petits poissons. A la surface, des nymphéas ! Sommes-nous au paradis ? Au coeur du parc, deux grandes oasis abritent quelques familles. Petit peuple des sables qui reçoit les voyageurs dans un dortoir de hamacs et les emmène volontiers visiter sa casa da farina à Espigão, où on transforme le manioc en poudre fine avec des ustensiles d'un autre âge, legs des Indiens...

Notre périple s'achève à São Luis, capitale du Maranhão, fondée par Daniel de La Touche, duc de La Ravardière, en 1612, dans l'utopie d'une «France équinoxiale» souhaitée par le roi Louis XIII. Les Français ne resteront que trois ans. Ce sont les Portugais qui laisseront leur empreinte dans une vieille ville aux toits de tuiles vernissés et aux maisons recouvertes d'azulejos, classée par l'Unesco depuis 1997. São Luis est en fête. Dans les rues, de juin à décembre, c'est le Bumba Meu Boi, une longue pièce de théâtre musicale et dansée qui laisse s'exprimer, dans un folklore foisonnant, les racines d'un peuple métissé qu'on aura décidément bien du mal à quitter... Dans l'avion du retour, les mots de Waldemar Cuzco, héros du roman Nordeste *, nous accompagnent : «Au fond de vous, minuscule, dort le Brésil. Il bougera. Ça vous tirera de partout. Vous serez comme une femme qui va mettre un enfant au monde. Vous trouverez qu'il fait froid de ce côté-ci de l'Atlantique... Alors il faudra rentrer.»

* Nordeste, d'Eric Fottorino, Stock.

LE NORDESTE EN BUGGY
Depuis 2000, Brésil Aventure (Ol 47 70 O5 10, www.bresil-aventure.com) explore le Nordeste et ses plages en buggy. Disposant d'une importante base à Fortaleza et d'une flotte de 30 buggys parfaitement entretenus, ce voyagiste est une valeur sûre. Guides brésiliens francophones
adorables et professionnels, excellentes prestations Plusieurs itineraires sont proposés à partir
de 2 500 € : sur la Cote du Soleil levant jusqu'à Canca Quebrada et Natal et sur la Côte du Soleil couchant jusqu'à Jericoacoara et, plus loin Sâo Luis. A votre arrivée le buggueiro qui vous accompagnera durant tout le circuit vous donnera un premier cours et vous remettra une documentation sur le buggy réalisée par un pilote professionnel. Pnx du raid Fortaleza/Sâo Luis (ll jours/ 9 nuits) à partir de 3 400 €, hors taxes, en pension complète sur la base de 6 personnes Le voyagiste propose aussi d'autres découvertes au Brésil : séjour a Rio, croisière sur l'Amazone Dream au départ de Santarém etc.
(PDF 2007/10/06 Figaro Magazine...) Texte Bénédicte Menu - Photos Stanislas Fautré
VirtualPaper du Figaro Magazine du 06/10/2007...



Articles rédactionnels

Parus en 2000 - 2001

4x4 Magazine Novembre 2000 (6 pages) - Textes : Georges PICQ - Photos : Stan FAUTRE
Playboy Janvier 2001 (4 pages) - Texte : Pascale DESCLOS - Photos : Patrick FRILET
Le Figaro Magazine - supplément tourisme de Mars 2001 (3 pages) - Textes : Pascale DESCLOS - Photos : Patrick FRILET
SuperVW Magazine Mars 2001 (6 pages) - Textes : Georges PICQ - Photos : Stan FAUTRE
Le Monde 2 Août 2001 (2 pages) Textes : Chrisophe DE CHESNAY - Photos : achetées à Patrick FRILET
Le Nouvel Observateur Special voyages Novembre 2001 (1 colonne) - Textes : Pascale DESCLOS - Photos : Patrick FRILET Parus en 2002 - 2003

MAD N° 15 Février/Mars 2002 (5 pages) - textes et photos Patrick AYME
Voyage et Médecine Mai 2002 (4 pages) - Textes : Pascale DESCLOS - Photos : Patrick FRILET
Point de Vue 18 Sept 2002 (4 pages) - Textes : Pascale DESCLOS - Photos : Patrick FRILET
Chaine VOYAGES : 26 minutes diffusé en Septembre 2002/Janvier 2003/Juin 2003
L'Auto Journal 6 Fév 2003 (4 pages) - Textes : Jean Marie BOELLE - Photos : achetées à Patrick FRILET
Voici 12 Mai 2003 (4 pages) - Textes : Pascale DESCLOS - Photos : Patrick FRILET
Men's Magazine (Belgique) Juin 2003 - textes et photos : Mohammed HALHOULE
L'Univers des Voyages N° 76 Octobre 2003 - Textes : François PERRUCHE - Photos : Eric PASQUIER
Voyages d'Affaire N° 81 Novembre 2003 - Textes François PERRUCHE - Photos : Eric PASQUIER
L'Art de Voyager N° 124 Décembre 2003 - Textes : Guillaume SOULARUE - Photos Jean-Denis JOUBERT

 
 
 
 

 
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